Martinique, le Bout de la route : Grand’ Rivière

Vers le  Bout du Bout

 

A l’extrême nord de la Martinique, se trouve la bourgade de Grand’ Rivière, en face on peut apercevoir par temps clair l’île de Sainte Dominique. La route qui mène du Lorrain à Grand’ Rivière est vraiment à faire, elle est magnifique. Je l’ai trouvé aussi belle que la Route de la Trace. La végétation est d’un vert intense, on avance dans une forêt  luxuriante et sauvage qui empiète sur les  lacets de la route.

Puis on doit franchir successivement devant deux ponts en métal, noyés sous les bambous géants et les arbres tropicaux. On se croirait en pleine jungle dans un lieu perdu sans savoir ce qui nous attend après la traversée du pont! On se croirait explorateurs!

La route très étroite, tout en virages, continue de ravines en ravines, en longeant des falaises abruptes. Lors de notre passage la dernière portion avait un passage alternée pour la remettre en état. La toute s’était effondrée en 2013  laissant un trou béant et isolant complètement le village.

C’est le bout du chemin! La route (D10) s’arrête ici. Pour rejoindre le Prêcheur la ville voisine, en passant par l’anse Couleuvre, on ne peut le faire qu’à pied. Il paraît que c’est l’ une des plus belles randonnées de l’île, mais malheureusement nous n’avons pas pu la faire, faute de temps. Elle dure près de 6h.

 

img_5498

img_5501

img_5595  img_5598

img_5523 img_5524

 

 

L’arrivée à Grand’Rvière est magnifique, le village est blottie au pied de la montagne. Tout est calme et paisible, c’est un havre de paix. Un lieu à l’écart du monde dans un temps suspendu.

Ici c’est le Bout du Bout, les côtes qui bordent la mer sont abruptes, le vent souffle fort dans la passe entre Sainte Dominique et Grand’Rivière. La commune n’est pas trop touristique du fait de son emplacement reculé, il faut entre 1H et 1h30 pour rejoindre Fort de France. On se croirait au bout du monde.

Le village est très tranquille en ce début du soir et on est au mois d’avril, saison entre deux. Les maisons colorées sommeillent à côté de l’église Sainte Catherine. Sur le front de mer la rue n’est guère passante, on ne croise que  quelques rares promeneurs.

 

img_5515

z

img_5590

img_1545

img_5575

sans-titree

 

La rivière du même nom traverse le village. L’eau y est cristalline, elle descend de la Montagne Pelée et c’est un endroit pour se baigner fort apprécié des Riverains, c’est le nom des habitants de Grand’ Rivière.

img_5528

img_5527

 

 Le port de pêche

Animé de barques multicolores, les courageux pêcheurs affrontent chaque jour  la passe entre Grand’ Rivière et Sainte Dominique qui est très dangereuse. Ils passent  chaque jour sur  les vagues déferlantes de l’ Atlantique, ils passent pour être les pêcheurs les plus habiles de la Martinique.

img_1544

a

img_5572

img_5557

img_5534

 

img_5533

 

La digue de Grand’ Rivière ne suffisent pas à contenir l’assaut des vagues, quelques unes traversent même le parapet avec énergie.

img_5563

img_5568

 

Tout au bout, après le port, se trouve la plage de Sinaï au sable noir, nichée contre la falaise et les cocotiers. On peut se baigner mais seulement au bord,  il ne faut pas s’éloigner car il y a de très forts courants dans la passe. Et en voyant la mer et les vagues au loin on comprend tout de suite pourquoi.

img_5558

img_5555

img_5553

 

Grand’ Rivière nous a donné un sentiment de lieu unique, isolé et à l’écart du tourbillon de la vie moderne. Une Martinique différente, intime,  qui a gardé quelque peu de son ancienne manière de vivre. Ici c’est la nature, les randonnées.

A la douceur du soir, nous avons vu  les Riverains se promener au bord de mer, des personnes s’installent sur une table devant la maison pour jouer aux dominos, d’autres discuter en famille ou avec les amis. Il régnait vraiment une atmosphère différente. Nous avons regretté de ne pas y avoir séjourné pour mieux connaître Grand’ Rivière.

 

Entre Macouba et Grand’ Rivière

Distillerie JM

Entre Macouba et Grand’ Rivière, perdue dans un écrin de verdure, la distillerie JM est très réputée pour son rhum. C’est une maison qui le fabrique de façon encore artisanale. Les initiales JM sont celles du fondateur Jean-Marie Martin, en 1790.

Les cannes à sucre sont produites dans leur propre propriété : le domaine de Préville.  Quand on arrive, on aperçoit en contrebas les toitures rouges et les vieux bâtiments. On peut croiser les camions déchargeant les cannes à sucre fraîchement coupées.

La visite est très sympa et instructive. On découvre les différentes sortes de cannes à sucre puis dans le hangar on visite la fabrique et les cuves de fermentation. Plus loin sont disposés les grosses barriques de rhum qui vieillissent.

Le jardin attenant à la distillerie est très beau et comporte une grande variété de plantes tropicales. La visite se termine dans la boutique où après avoir humé les effluves de parfums qui composent les notes caractéristiques du rhum, on pourra faire une dégustation (avec modération bien sûr!).

C’est la visite de distillerie que nous avons vraiment préféré, sûrement à cause de son cadre enchanteur.

 

sans-titre

img_5487

img_5475

img_1523

img_5480 img_1534

img_1513 img_1519

img_1539 img_1537

img_1527 img_1530

img_5481

 

 

La Route des Habitations

 

La route entre le Lorrain et Grand’ Rivière s’appelle la « Route des Habitations » car s’y trouvaient de nombreuses  plantations ou Habitations comme on les appelle en Martinique. Les Habitations étaient des grands domaines agricoles qui cultivaient la canne à sucre, à l’origine sucreries, elles ont soit fermées, soit se sont reconverties dans la production de rhum au 19ème siècle.

Il y a de nombreuses visites à faire pour découvrir la Martinique du temps de ces somptueux domaines.

Certaines anciennes plantations bien conservées  ne se visitent malheureusement que pendant les journées du Patrimoine : Habitation Beauséjour, Habitation Pécoul, Habitation Leyritz.  La seule qui se visite plus facilement c’est l’Habitation Chalvet à Basse Pointe.

Mais on peut découvrir des ruines au cours des randonnées dans la région et partout en Martinique. Les ruines de Fonds Moulin sur le sentier entre Grand’Rivière et le Prêcheur. Celles de la maison Tardon près de l’anse Couleuvre.

 

img_1556

 

Ou encore au bord de la route.

On aperçoit les ruines de l’habitation Perpigna,une ancienne sucrerie transformée en distillerie au 19ème siècle qui témoigne du passé.

 

 

 

 

A bientôt!

aa

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*
Website

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>