Poterie : les colombins. Tuto.

Les colombins sont une des plus anciennes techniques de poterie. Elle était utilisée bien avant l’apparition des tours de potier. On peut réaliser des bols, pots, vases et même des grand contenants avec un peu plus d’expérience. Sans tour de potier, juste en façonnant à la main, les colombins permettent de faire des formes rondes et régulières.

Au plus près de l’argile

En façonnant l’argile juste avec ses doigts et ses mains on est au plus près de cette matière. La poterie est une activité qui permet de se ressourcer en touchant la matière, en modelant, en laissant ses traces comme des empreintes. Faire des colombins est une technique qui apporte par sa concentration et sa répétition des gestes une sorte de zénitude. La forme se crée peu à peu, loin des activités intenses, des images rapides de la vie moderne. Les objets crées gardent la trace de nos gestes et possèdent ainsi une force, une transmission de l’objet fait main que les poteries industrielles ne peuvent rivaliser.

Technique

Les colombins sont des boudins de terre façonnés et étirés à la main. On les superposent jusqu’à la hauteur voulue.

Technique : Prélever une quantité de terre suffisante, ensuite bien la malaxer pour éviter les bulles d’air, puis l’étirer entre les paumes de la main en forme de boudin en la faisant rouler. Sur une surface plane il faut étirer en long le boudin préformé en se servant des deux paumes de la main. On part du centre et on éloigne les mains progressivement vers l’extérieur afin d’obtenir un boudin bien régulier. Il faut veiller à une pression régulière et ne pas écraser le colombin.

Il ne faut pas les faire trop fins car le montage serait bien sûr plus long mais surtout pour que les colombins restent humides. Au début ce n’est pas évident de les faire bien régulier mais en s’appliquant et en se concentrant le résultat sera là!

Assemblage

Les colombins réalisés, on les assemble en spirale si ils sont long, ou les uns au dessus des autres pour donner la forme et augmenter la hauteur de la pièce.

Si la terre est bien humide il suffit de les superposer au fur et à mesure les uns au dessus des autres. Si la terre est un plus sèche il vaut mieux s’assurer des jonctions en striant la terre et en y mettant de la barbotine.

Suivant le positionnement on pourra peu à peu élargir la forme ou la rétrécir.

Le fond peut être fait avec une plaque de terre qu’on aura fait d’épaisseur réguler ou d’un colombin poé en spirale.

Finitions

On commence à pincer avec les doigts pour aplanir la forme ronde des boudins d’argile. Je trouve que ce contact inné est très enrichissant par la douceur de la terre.Ensuite il faut lisser sa pièce avec un outil en bois : une estèque ou un ébauchoir. On peut si nécéssaire tapoter avec une règle en bois le dessus de la pièce pour la stabilité et comprimer un peu la terre.

On termine en lissant bien à l’éponge.

Certaines personnes prèfèrent laisser la trace des colombins sans lisser, c’est très joli aussi et permet de rendre compte de ce travail antique et artisanal.

Avec cette technique on peut s’éloigner des pièces utilitaires comme les bols ou pots et laisser libre cours à son imagination. Les formes naissent parfois spontanément au fil de ses doigts.

Les pièces émaillées

Les pièces séchées ont été émaillées en blanc. Elles possèdent cette énergie des objets faits main

Voici quelques pièces que j’ai réalisé avec la technique des colombins et en modelage il y a des années et que vraiment j’adore. A chaque fois que je les prends dans les mains, s’en dégage un souvenir, une sensualité, un contact direct avec moi même. Elles ont été engobées et émaillées.

Cette technique est toujours utilisé dans certains pays qui ne disposent pas des outils et matériaux modernes comme le tour électrique ou l’émail. Dans le prochain article je vous en parle. A très vite!

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